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1ère journée à Tokyo!


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Dear gentle readers. Incapables de dormir plus, encore un peu écrasés par le décalage (et l’étrange fait que nous sommes techniquement une journée plus tard), nous nous sommes réveillés à 5h ! Il pleut aujourd’hui, et ce sera le cas toute la journée, nous forçant à nous acheter des parapluies en express.

Première mauvaise nouvelle… Mel a perdu son portefeuille ! On n’est pas trop inquiets, se doutant qu’il a été oublié dans le restaurant de la veille. Le Japon est un pays très sécuritaire, avec peu de vols, et le passeport et les cartes de paiement étant saufs… nous en rions un peu, et nous nous occuperons de cela plus tard.

Nous décidons de profiter du fait qu’il est très tôt pour nous diriger vers Shibuya; les commerces et les Japonais étant actifs plus tard, cela nous a fait un moment pour marcher vers le train et profiter du matin. Il n’y a presque personne dans les rues, mis à part des fêtards revenant chez eux et quelques travailleurs matinaux.

On goûte à notre premier déjeuner à notre Family Mart local (Mel, un fameux sandwich aux œufs, Hugo, un onigiri express), et on se fait distraire par un Don Quijote, le reconnu « Walmart » 24h du Japon. Un beau 1h de perdu dans ce commerce chaotique, avec des parties à ciel ouvert et des corridors imprévisibles à essayer de deviner à quoi chaque cossin sert.

Enfin, on trouve l’entrée du train, et on se ramasse donc dans la fameuse heure de pointe japonaise. Intense, mais similaire à Montréal. Anecdote : alors que Mel répondait à sa famille, elle a fait un pocket call surprise sur Messenger, surprenant à la fois ses frères et sœurs et sa mère, et s’attirant des regards confus et réprobateurs de Japonais alors qu’elle tentait d’éteindre l’appel en panique.

1er Défi !

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Grâce à Gab, on remplit notre premier défi. Nous flattons la patte chanceuse de Hachiko, dont l’émouvante histoire du chien qui a attendu son maître pendant des années lui a valu cette belle statue. On en profite, normalement il y a des files d’attente ! Il est très cute, et on doit avouer être un peu émus.

On arrive à Shibuya, le reconnu quartier de shopping, de bureaux et de grandes marques de Tokyo. C’est un peu surréel; les édifices sont immenses, une foule d’écrans et d’enseignes lumineuses, mais c’est très tranquille à cette heure-là. On marche tranquillement vers notre destination, la tour Parco, en passant par le Shibuya Crossing ! Cette traverse est reconnue pour être la plus utilisée au monde; c’est étrange de la voir aussi vide, alors que normalement les gens courent pour se prendre en selfie au milieu de la rue.

En attendant que notre destination ouvre, ne trouvant pas vraiment de café pour se reposer (la plupart des commerces et restaurants ouvrent vers 11h), on décide d’aller dans LE Mega Don Quijote, le plus gros du Japon ! 8 étages de souvenirs, de chaos, de cossins électroniques… on doit se retenir d’acheter déjà des souvenirs, mais on prend bien des notes dans nos têtes. C’est étourdissant; il y a des lumières, des jingles, des vidéos partout. L’ambiance est cacophonique, ce qui fait contraste avec la politesse extrême autour de nous. On commence à se dire que si les Japonais sont aussi calmes, c’est parce qu’ils sont épuisés par tous ces sons et lumières hahaha. On remarque avec un peu de découragement qu’on a déjà fait 10 000 pas, et qu’on n’a techniquement rien visité encore.

Enfin, la tour Parco ouvre, et on est prêts à l’ouverture, à 10 h 00, pour LES magasins qu’on avait trop hâte de voir : les boutiques uniques de Pokémon, Nintendo, Capcom, Sega (on y trouve aussi un pop-up de Minecraft et le Jump Shop). On… y est restés environ 2h, en voulant tout acheter et en se retenant vraiment, vraiment beaucoup. On était émerveillés par toute cette geekiness qu’on adore, qui ici est vraiment mise en valeur. La statue de Mewtwo géant, les figurines de Godzilla, les décorations de Mario… on ne se peut plus. On achète quand même quelques petits souvenirs portatifs qui se mettent bien dans le fond du bagage, comme des porte-clefs, puisqu’on ne sait pas si on va revenir plus tard. KAWAII OVERLOAD.

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On meurt de faim, donc nous trouvons un restaurant un peu aléatoirement dans le complexe. On regrette zéro notre choix; c’était un resto de ramen aux nouilles soba faites maison. Le bouillon était super bon, le porc tendre à souhait et les portions à 9 $ seulement chaque. Miam miam. On finit notre shopping dans la tour, et ensuite, pour reposer encore nos jambes qui se demandent ce qu’on leur inflige, on prend quelques sucreries à un cute café d’inspiration jazz. Ils faisaient jouer de vrais vinyles, et l’ambiance était très belle et relaxante. On a pris un latté au pop-corn, un genre de float au melon et un petit gâteau au fromage qui était bon sans être exceptionnel. Constat : si les repas sont majoritairement cheap, les cafés et places de pâtisseries ont des prix similaires au Québec. On n’est pas déçus, néanmoins.

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Après avoir débattu un peu, on décide de revenir à notre hôtel bien qu’il ne soit qu’environ 15h, puisque demain on doit se lever très tôt. Cela fait un contraste étonnant de revenir dans l’heure d’activité; les rues sont pleines, il y a beaucoup de touristes comme nous, et les restaurants et boutiques qui sont ouverts maintenant créent de l’animation en masse. On fait un petit stop à un pop-up store de Star Wars qui avait des souvenirs adorables, mélangeant le style de la franchise avec l’art japonais traditionnel.

Une fois revenus à Shinjuku, on expérimente notre première conversation avec des locaux avec un manque flagrant de compréhension linguistique, alors qu’on remplit un rapport de police pour le portefeuille perdu. Le pauvre policier faisait de son mieux, nous aussi, en utilisant Google Trad et en riant en masse. Après un bon 30 min à se faire approximativement comprendre, on s’enligne vers notre prochaine tâche : trouver un Love Hotel !

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L’objectif était de vivre cette expérience unique et de trouver une chambre avec un bain pour relaxer, puisque le bain public de notre hôtel ne permettait malheureusement pas aux personnes tatouées comme Mel d’y aller. On a cherché un moment, mais entre les informations approximatives des photos, et Hugo qui voulait vivre l’expérience de choisir la chambre avec un écran… on a fini par abandonner. For now.

Après, passablement épuisés de notre journée, nous avons trouvé un café avec chiens tout à côté. On s’est fait backstaber par un corgi qui a volé l’assiette de treats, ignorés par un chien fluffy blanc, mais on a joué avec un petit bichon qui a décidé que Mel était sa meilleure amie du moment.

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Ensuite, de retour à l’hôtel… Eurêka ! Mel a retrouvé le portefeuille ! Saluons Hugo pour sa patience légendaire, mais ça va, tout peut être mis sur le dos du décalage horaire et de la fatigue accumulée… pour l’instant.

Et pour souper, après avoir erré longtemps, paralysés par tous les choix qui s’offraient à nous, nous avons jeté notre dévolu sur un intriguant resto nommé « Le café du Riche » qui était plein à craquer sur l’heure du midi, ce qui est souvent de bon augure. Finalement, c’était une imitation de repas européen correcte. Nous avons mangé des pâtes satisfaisantes sans être incroyables, mais on est ressortis le ventre plein !

Et avec tout ça, il était un gros… 20h. L’heure du dodo, car demain, on se lève à 4h pour attraper le premier vol vers Hiroshima. On vous écrit en direct d’ailleurs de notre vol local vers Hiroshima, Hugo ayant convaincu votre rédactrice (Mel) d’attendre ce petit 1h de pause pour rédiger le premier vrai billet de blogue.