
ENFIN! Okonomiyakis et visites historiques
Levés vers… 3h30 ! La raison ? On se dirige vers Hiroshima, et on souhaite prendre le premier avion possible pour visiter certains lieux historiques. De toute façon, on est apparemment trop énervés encore pour dormir longtemps, et c’est fébriles qu’on se prend un petit lunch au dépanneur du coin et qu’on fait une bonne marche dans l’aube tranquille de Tokyo.
Et… Mel se rend compte, alors qu’elle tente de payer son billet de train, qu’elle a dans sa main sa carte d’hôtel. Donc qu’elle s’est trompée lors du check-out et a remis sa carte Suica (la carte prépayée de transport en commun) à la place de manière absolument derp. Nous en rions un peu, pleurant les 40 $ qu’on a perdus, et on décide qu’à partir de maintenant, Mel n’a plus le droit de posséder de cartes importantes hahaha. Donc, la séparation officielle des tâches est : Hugo gère les cartes, le trajet et les réservations, et Mel, les billets de blogue et tranche pour les repas (très équitable comme séparation).
On prend notre vol local sans bisbille, qui est grosso modo une version miniature de 1h des vols internationaux. Une fois à l’aéroport, on prend un bus vers le centre-ville, ce qui nous permet d’admirer le paysage sublime ! On est vraiment ébahis par les montagnes petites mais dentelées et la forêt dense, avec les villages et bâtiments qui poussent sur leurs flancs.

Et la journée s’annonce bien car, une fois arrivés à la gare, qui est immense, on tombe par hasard sur un… Pokémon Center local ! Oh non… et par pur hasard, il ouvre dans 5 minutes. Oh non… il a des goodies exclusifs de la région ! On essaie d’être raisonnables, mais pas trop, car Hugo est vraiment enthousiaste par le Gyarados rouge, qui est un clin d’œil au jeu Gold & Silver.

D’ailleurs, on réapprend que le symbole d’Hiroshima est la feuille d’érable ! Ça nous rappelle toutes les fois où notre amie Camille chialait sur les gens qui se trompent entre l’érable du Canada et celui du Japon (ou carrément une feuille de pot). Sinon, la ville est très belle; on prend la peine de marcher la demi-heure qui nous sépare de l’hôtel. L’architecture est un peu plus rurale, bien que parsemée de gros bâtiments modernes (surtout dans le coin de notre hôtel). Une large rivière sépare la ville, bordée de nombreux parcs.
On dépose nos valises à notre hôtel, puisqu’on ne peut pas check-in avant un bon 4h et, affamés de s’être levés si tôt, on part à la recherche de L’ÉDEN culinaire dont Mel rêve depuis des années au Japon. Hugo, méritant son titre de mari #1 de l’univers entier, finit par le trouver sur Tabelog, l’application utilisée par les Japonais pour les restaurants.
Nous y arrivons et… c’est parfait. Un petit restaurant local, achalandé, avec presque rien d’écrit en anglais et dont la serveuse nous accueille avec ce mot béni : Okonomiyaki. On s’assoit au comptoir, directement devant la plaque de cuisson iconique (teppan), et on prend notre commande un peu aléatoirement mais pleins d’enthousiasme. Aussitôt s’ensuit un ballet complexe et magnifique (selon Mel du moins) d’étapes synchronisées de 3 cooks : cuisson de la crêpe, les légumes, la viande, le chou, les œufs. Alors que notre voisin, un vieux monsieur qui connaît 5 mots en anglais, est vraiment heureux de nous dire que ici, c’est super bon avec beaucoup de sourires et de symboles.
Et… on n’est pas déçus. C’est le meilleur repas de notre vie (selon Mel du moins), et c’était le sommet de l’umami possible. Même si on était vraiment poches pour gérer le coupage et la température de la crêpe (on s’est brûlés plein de fois). Surtout qu’on essaie quand même de manger vite, puisque c’est impoli de rester longtemps dans un restaurant. #noregret

Après, bien repus, on décide d’entreprendre nos 2 visites historiques de la journée. Mel, qui écrit ce texte, s’excuse si cela a l’air moins épique que les okonomiyakis, mais on vous jure, c’était légendaire, on a juste vraiment aimé notre dîner.
Le château de Hiroshima est malheureusement fermé pour rénovations, mais c’est notre premier temple/château, et c’était sublime. Le château lui-même est une reconstruction en bois; on n’a pas pu entrer à l’intérieur, mais même à distance, c’était incroyable. On a visité les temples aussi, ainsi que la forteresse ( avec plein d’infos épiques sur la défense de l’endroit), et pris un très beau souvenir : une pièce gravée sur mesure à l’effigie du château. Il y avait également des arbres qui ont survécu à la bombe atomique !

Ensuite, on se dirige vers le Musée de la Paix. Construit en mémoire du bombarement de Hiroshima, c’était vraiment triste et impressionnant. Il y avait des objets d’origine (comme des morceaux de vêtements appartenant à des victimes, et des murs tordus par le souffle de l’explosion), des photos, des témoignages et d’autres faits vraiment troublants. On ne regrette pas du tout d’y être allés, même si c’était intense as fuck. Le milieu de la visite fut néanmoins très désagréable, car il y a clairement eu un problème de gestion de foule et l’exposition est devenue bondée, mais bondée ! Tellement qu’il y avait presque un vent de panique et que les gens commençaient à se pousser. Heureusement, la fin était plus tranquille, et on a même eu le courage d’aller au parc du Musée de la Paix et d’aller voir le Dôme de Genbaku (le bâtiment historique sous lequel la bombe a explosé, encore en partie intact).


Après, on a fait un détour pour revenir en tramway, parce qu’on voulait vraiment essayer et qu’il y en a partout à Hiroshima, dont certains très vintage. À part qu’on s’est trompés de manière de payer, c’était au final assez similaire au bus, en un peu plus smooth.
On passe à l’hôtel pour se rafraîchir et après, hop ! On rassemble notre courage malgré notre fatigue (on s’est levés très tôt et on n’a pas rattrapé de sommeil depuis le mariage). On erre un bon moment pour trouver ce qu’on a envie de manger. Finalement, suite à un (autre) vieux monsieur qui nous dit « Oishii! » devant une pancarte de nourriture, on décide de suivre son conseil. C’était un restaurant absolument unique spécialisé en gyozas, des genres de dumplings juteux. L’ambiance était… explosive, avec le staff qui ne cessait de criaent super intense à CHAQUE commande, ce qui était un contraste vraiment weird avec les autres lieux sociaux qui sont plutôt silencieux. On a goûté à des trucs un peu étranges, suivi nos souvenirs d’animes pour mélanger l’œuf coulant sur le riz, et bien apprécié notre expérience.


On est ensuite retournés se reposer, ce qui nous a fait constater qu’on était apparemment dans, encore là, un quartier un peu chaud ! Ce qui, de jour, semblait des rues un peu vintage s’est transformé la nuit en une véritable ambiance cyberpunk, avec beaucoup de jeunes très vocaux, des travailleurs allant sur le party et beaucoup, beaucoup de Maid Cafés et de bars sexys un peu louches. Néanmoins, c’était comme à Shinjuku : super sécuritaire, avec zéro sollicitation ou autre, ce qui nous a juste permis de se promener et de profiter de l’ambiance survoltée. Et… on s’est couchés très tôt, épuisés par nos quelque 23k pas de notre journée.
