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Himeji, 1er bain public et les convoyeurs-sushi


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On se lève super énergisés pour partir vers notre prochaine destination, Himeji, pour visiter ce château légendaire ! Et on est vraiment excités de prendre enfin le Shinkansen, ce fameux bullet-train qui va… fucking vite (vous irez le googler). Une fois à la station, on se prend un bento spécial train, nommé ekiben, qui regroupe des spécialités locales, à grignoter pendant le trajet. Celui-ci est assez court, moins de 1h; le Shinkansen c’est vraiment rapide, mais plus dispendieux que les trains locaux.

Et ça va effectivement très vite, tellement que le paysage est un peu flou, du moins quand on n’est pas dans un tunnel. On déguste notre lunch spécial, qui était euh… unique en saveur. Mel a malheureusement la surprise de se faire un jello-shot au saké non prévu, qui était apparemment le dessert de son bento. Elle ne rend heureusement pas son déjeuner. Hugo, lui, a mieux apprécié le sien; mais on se rappelle, il n’aime pas les déjeuners traditionnels : manger du riz et de la viande le matin, c’est son paradis ici.

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Himeji est vraiment une belle ville ! Avec des rues un peu plus rurales, et une super arcade de shopping en extérieur sur plusieurs rues, bondée de monde. C’est impressionnant de voir le château en permanence, peu importe où on est. On dépose nos valises à notre hôtel qui est juste à côté de la gare, et on repart à pied vers le terrain du château. Entre 20 min de bus ou 25 min de marche, on choisit évidemment de partir à pied pour explorer la ville. Hugo en profite pour tester sa caméra miniature, qui s’attache sur son torse; on va mettre quelques vidéos ici!

Et on a une surprise incroyable : on est arrivés pendant un festival local ! C’était une compétition de danse (on pense), et on a pu voir beaucoup de chorégraphies superbes, autant des jeunes que des experts ! La musique était un mélange de traditionnel et de moderne, parfois style J-pop, ou même metal. Mais malgré l’attrait de la street food qui rappelle nos animes préférés, on essaie de ne pas trop s’attarder pour visiter le château. Encore une fois, un vieux monsieur nous a gesticulé un endroit intéressant à aller voir; il y a définitivement quelque chose avec les aînés qui sont notre bonne étoile.

On pensait se tanner rapidement des temples et châteaux, mais je ne crois pas que ce sera le cas. Le château de Himeji a été préservé pendant la Deuxième Guerre mondiale (ils l’ont même « noirci » pour le cacher des bombardements) et il est absolument immense. C’est un peu plus cher que les autres visites qu’on a faites, mais c’était 100 % worth it (25 $ par personne).

Ce fut par contre une grosse épreuve pour notre cardio et nos genoux, car il est fait en hauteur. On a monté beaucoup, beaucoup de marches. Les différents étages de la forteresse étaient épiques, même si Hugo a définitivement failli se casser le dos vu sa grandeur. On pouvait voir toute la ville depuis le 5e étage ! Il y avait une tonne d’infos sur sa restauration, et on a pu geeker sur toutes les défenses militaires de la structure (on imaginait Max dans notre oreille nous pitcher des random facts de l’époque du shogunat). On a croisé un couple de Québécois en visite, avec qui on a échangé des conseils sur les prochaines destinations respectives. Selon la montre de Hugo, on a gravi et descendu l’équivalent de 19 étages !

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Après un bon 2h, épuisés et couverts de coups de soleil, on revient en passant par le festival. On choisit quelques mets classiques qu’on voulait vraiment goûter, soit des takoyakis (boules de pieuvre dans la pâte, qui étaient un peu décevantes mais bonnes pareil), un « 10 yens au fromage » (une crêpe en forme de pièce de monnaie farcie), et une patate en spirale (ce qui a permis à Mel de converser en anglais avec un monsieur indien sympathique, la plus longue conversation depuis longtemps). Très miam. Il faisait chaud. Il y avait aussi une parade en permanence sur le bord du terrain du festival. Et on a adoré les jeux de drapeaux lors des danses, ceux qui les maniaent s’amusant à frôler les enfants qui sont émerveillés.

On revient vers l’hôtel en passant par une superbe rue commerciale, l’équivalent d’un centre commercial qui faisait en fait au moins 4 rues complètes. Il y a beaucoup de monde, probablement à cause du festival, et c’était très festif. On fait un peu de magasinage dans des boutiques de sacs à main un peu fancy, car Mel a comme quête ultime de se trouver une nouvelle sacoche de voyage. Mais on ne trouve rien, et on se faisait vraiment gros surveiller; sûrement à cause des tatouages et des cheveux roses (quelle BUM !).

Et avec tout ça, il n’est… même pas 16h ! On revient à l’hôtel, épuisés de notre journée, en essayant de trouver le courage de se proprifier pour sortir explorer et manger. On décide d’essayer notre premier onsen (bain public) qui est à l’hôtel, car on espère que l’eau chaude aidera nos muscles endoloris. Mel est vraiment nerveuse, car elle est assez pudique et malgré les « patchs » cachant les tatouages, c’est officiellement interdit aux tatoués (BUM). Finalement, la beauté du onsen, et le fait qu’il soit presque vide à cette heure-là selon la TV intelligente (oui, oui) la convainquent; Hugo, lui, pourrait se balader nu dans la rue et s’en calisse totalement.

Mel se met donc pas moins de 3 patchs pour cacher les tatouages (50 % effective, il en aurait fallu plus), et on se dirige vers les bains en se séparant (c’est genré, tsé). Autre avantage : les machines à laver sont dans les sections des bains. On trouvait ça étrange, mais finalement c’est le génie : quoi de moins plate que d’attendre dans des bains chauds pendant que ton linge se lave ?

L’expérience fut au final… insane ! Il y avait 3 bains différents avec des propriétés médicinales (apparemment), dont un à ciel ouvert, et un autre glacé. Il y avait aussi la traditionnelle section de douche et lavage assis. Il fallait donc y aller complètement nu, se laver assis sur un petit banc et se doucher (c’est étrange de se savonner assis dans une salle ouverte hahaha !) avant d’aller dans les bains. Il y avait même une espèce de sauna avec… une TV sur un poste commercial quelconque en japonais. Il y a aussi tout le nécessaire pour se laver, se poupounner, etc., ce qui est très relaxant. On n’a pas de photos, évidemment, car c’est interdit; et c’était très sécuritaire du côté féminin, avec un code qui change régulièrement pour entrer (yark, on espère que c’est pas suite à des incidents passés).

Pour Mel, ce fut un peu stressant, mais au final, mis à part une dame qui était là 10 minutes et qui est partie après avec zéro interaction, elle fut seule tout le long, ce qui lui a permis de s’habituer. C’était étrange quand une employée rentrait pour ranger en saluant poliment, mais en se cachant dans l’eau, on pouvait s’imaginer être en costume de bain. Pour Hugo, ce fut plus bondé et un vieux monsieur l’a même salué; il a été un peu derp et a oublié sa serviette (qu’on utilise normalement pour se couvrir un peu entre les sections des bains), mais ça fittait avec le fait qu’il était le seul Blanc. Les sécheuses étaient pleines de son côté, donc on a pris ça relax à côté des mangas de la section commune en dégustant des popsicles gratuits pendant que Mel faisait sécher son linge dans la section des femmes.

Nous sommes vraiment détendus et comateux après tout ça. On doit se forcer vraiment beaucoup pour sortir, et l’hôtel un peu plus luxueux que les autres ne nous aide pas ! Mais finalement, la motivation frappe, car on trouve un restaurant pas loin d’une chaîne que Hugo rêve depuis toujours de goûter : un fast-food de sushis sur des tapis roulants. On sort donc dans la nuit tranquille, et on emprunte par hasard des rues résidentielles super calmes, près d’une rivière; c’est magnifique et paisible.

Et… CHAOS. Ce restaurant, Sushiro, c’est notre équivalent du McDonald’s, avec tout qui est misé sur le moins d’interaction humaine possible. On doit patienter dans une salle d’attente environ 25 min le temps qu’une place arrive, ce qui nous permet d’observer le tout. Il y a des billets qui nous indiquent notre place (comme dans un hôpital), des casiers à take-out (les employés mettent les repas à l’arrière, et les gens commandent à distance et ouvrent la case avec un numéro), des familles avec des enfants surexcités, un brouhaha constant. C’est intense et dépaysant !

Enfin, on arrive à notre table, et on est aux anges ! On doit commander avec une tablette, qui fait livrer sur un petit tapis les sushis (en majorité entre 1 $ et 3 $), un par un, dans des petits wagons avec une étiquette colorée indiquant notre table. Il y a même une distributrice d’eau chaude à la table pour se faire du thé pendant le repas. Et… sur les wagons, il y a des pubs de jeux vidéo qui passent, avec même des repas spéciaux qui donnent des points dans le jeu quand tu commandes. La tablette avertit même quand ton assiette arrive, ce qui évite qu’elle passe tout droit. Itadakimasu !

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On capote (positivement). On essaie plein de trucs différents. La plupart était très bon, sauf un genre de rouleau à la purée de crabe gris qui a dû forcer Mel à aller cracher le tout aux toilettes (c’est pas sa journée). C’est un drôle de constat d’ailleurs : contrairement à nos attentes, Hugo accepte mieux les goûts weirds, et Mel tolère bien l’épicé ici, qui est, dans les mets ordinaires, vraiment moins intense qu’au Québec, ironiquement. Au final, ce fut une expérience à refaire clairement. On était vraiment bourrés, pour moins de 30 $ pour les deux, et l’efficacité extrême était impressionnante ! Et on n’a vraiment pas eu le temps de tout goûter.

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On retourne tranquillement à l’hôtel, de plus en plus racqués de notre expédition au château d’Himeji. On aurait aimé avoir le courage de visiter la rue commerciale de nuit, et de goûter aux ramens de nuit gratuits offerts par l’hôtel, mais on est pleins et épuisés. On va finir par réussir à se coucher après 21h, mais pas aujourd’hui ! Malgré une lumière qu’on n’est mystérieusement pas capables d’éteindre dans l’hôtel, nous nous sommes endormis en deux temps, trois mouvements.

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