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Vélo à Asuka, et Dotonbori à Osaka


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Pour changer un peu de rythme et profiter du beau temps (comprendre ici : canicule), on décide de faire une petite heure de train vers le village d’Asuka ! Hugo avait spotté cet endroit pour ses longues petites rues qui bordent les rizières, et qui était reconnu pour être facilement explorable en vélo.

On y arrive donc en début d’après-midi (après avoir affronté l’heure de pointe de Osaka, ouf !), et on y loue des vélos électriques. Le genre de bicyclette qui ne roule pas toute seule, mais qui donne une bonne force de propulsion à chaque coup de pédale. Ce n’est vraiment pas cher, environ 15$ par personne, et armés de cartes locales, on part explorer.

Le paysage est vraiment super beau. Plein de maisons traditionnelles, mais du genre où les gens vivent pour de vrai, pas des reproductions pour les touristes. Il y a des orangeraies et, effectivement, plein de rizières. Malheureusement, probablement parce qu’on n’est pas à la bonne période, elles ne sont pas inondées et le paysage est très sec. C’est très beau pareil, et il y a plein de petits monuments et de coins historiques uniques à voir. On voulait aller dans un point d’observation précis bien connu mais… comme Mel n’avait pas fait de vélo depuis 15 ans et que, même avec la propulsion électrique, les côtes à monter sont assez rock and roll pour notre pauvre cardio, on décide d’explorer les villages environnants au lieu de gravir les grosses collines.

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On reprend la route du retour, environ 1h de train, passablement moites mais heureux de notre escapade, direction le fameux Dotonbori ! C’est le quartier populaire d’Osaka, avec sa superbe rivière et ses restaurants exubérants. Et on n’est… pas déçus ! La rivière est bordée de ponts et de passages noirs de monde, et il y a des petits bateaux qui font des traversées touristiques. Le but ultime étant bien sûr d’arrêter devant le fameux panneau lumineux du Glico Man !

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C’est rempli de commerces immenses, d’affiches lumineuses géantes et de restaurants alléchants. On réessaie les takoyaki (boulettes de poulpe) et… victoire ! Ceux-ci sont absolument merveilleux et délicieux, enfin. On erre ensuite dans plein de boutiques, d’arcades multi-étages, de magasins remplis de figurines d’animes… Ça a vraiment une ambiance cyberpunk épique une fois la nuit tombée.

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On a soif, alors on choisit impulsivement un standing bar (tachinomi) qui… well, le nom l’explique bien, est un minuscule bar où l’on boit debout, souvent beaucoup plus social que les restaurants où tout le monde est poli mais distant. Et on n’est pas déçus ! Il y a un maximum de 4 places, et on se glisse dans les deux pieds de largeur disponibles, juste à côté d’un autre client et de la barmaid. On prend chacun un shochu, qui est très rafraîchissant, et on jase à coups de Google Traduction avec les deux Japonais vraiment enthousiastes d’en apprendre plus sur le Canada. On gagne leur cœur quand on offre à la barmaid un billet de 5$ canadien qui traînait au fond d’une poche; elle l’ajoute fièrement à sa petite collection de billets étrangers qu’elle affiche sur son mur.

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Ensuite, on décide d’aller voir le Miracle World Osaka, une sorte d’exposition artistique digitale dans l’esprit de TeamLab. C’était un peu cher pour la durée de l’activité, mais quand même vraiment impressionnant. Il y avait des salles interactives qui réagissaient à nos mouvements, des projecteurs puissants avec des jeux d’effets de miroirs, et des salles entièrement recouvertes d’écrans (y compris le plancher) qui donnaient l’impression qu’on bougeait dans l’espace ou à travers une ville.

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Ensuite, après avoir comme toujours erré longtemps pour trouver où manger, on finit par tomber sur un restaurant de Gyukatsu (du bœuf pané et frit, super tendre). On se prend chacun une assiette de bœuf (Hugo prend le bœuf maigre, et Mel le fameux Wagyu) et on peut griller nous-mêmes notre viande sur une petite pierre chaude, en goûtant à plein de choix de sauces savoureuses. Avec la panure, il était un peu plus dur de bien distinguer toute la subtilité de la viande Wagyu, mais Hugo a au moins découvert qu’il trouvait ça bien bon même si c’était une viande grasse. On se promet de réessayer le Wagyu une autre fois, apprêté d’une manière plus facile à savourer pleinement. C’était quand même abordable pour une première expérience et on est bien contents !

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Après, retour à l’hôtel, car demain on prévoit se lever tôt pour aller au parc d’attractions Universal Studios Japan ! On apprend malheureusement que le billet qu’on voulait n’est plus dispo, donc on décide de reporter. Mais… notre plan de faire du lavage tranquille à l’hôtel tombe à l’eau devant la file interminable qui attend son tour devant les 4 maigres laveuses et sécheuses de l’établissement. Et comme on a été un peu derps et qu’on a attendu à la dernière minute, on n’a pas vraiment le choix : il faut attendre, ou innover.

Heureusement, Hugo est le héros de la situation ! Au moment où Mel écrit ce blogue, il est parti vivre une belle aventure dans un laundromat de quartier pour laver notre linge. Il a même eu droit à une très louche offre de « Massage, Seeexs? » de la part d’un monsieur devant un bar un peu suspect… Heureusement, la réponse « Laundry! » semble être une défense tout aussi efficace pour se faire laisser tranquille que d’avoir sa femme à ses côtés ! On se couche bientôt, avec “seulement” 15k pas et 2h de vélo dans le corps.