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La Golden Route de Hakone, et de retour à Tokyo


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Après une nuit avec moins de repos que prévu vu nos voisins sur le party, on pack néanmoins nos affaires et on va déjeuner dans la salle à manger du ryokan. C’était inclus avec notre chambre et, même si ce n’était pas incroyable, il y avait quand même du café, des jus, des pâtisseries et… une soupe minestrone (???). Étrange pour un déjeuner, mais ça fait la job !

On décide de faire expédier nos bagages directement à la gare de train pour s’éviter un détour à la fin de la journée. Ça coûte un peu cher (environ 60 $ pour les deux), mais quel soulagement de savoir qu’on les récupérera là-bas dans quelques heures. On décolle ensuite pour la fameuse « Golden Route », un circuit touristique très fréquenté par les visiteurs locaux et les voyageurs en général. On s’achète la passe de transport (le Hakone Freepass) qui revient autour de 50 $ chacun; c’est un investissement, mais ça inclut tous les modes de transport weirds qu’on va prendre aujourd’hui, donc d’après nos calculs, ça vaut largement la peine.

On commence par un autre train à crémaillère avec une vue superbe et plein de zigzags uniques, puis on arrive au Musée en plein air de Hakone (Hakone Open-Air Museum) ! On y passe un bon deux heures à explorer une tonne d’œuvres et de sculptures : on y trouve de tout, de Picasso en passant par un labyrinthe géant et des installations interactives vraiment chouettes. On a un gros coup de cœur pour la grande tour de vitraux (la Symphonic Sculpture), une sphère fragmentée digne d’un film de catastrophe, et un immense terrain de jeu pour enfants avec des filets colorés suspendus dans les airs. Par contre… on se rend compte qu’on développe une sérieuse intolérance pour les touristes bruyants et qui prennent toute la place; on trouve que ce n’est vraiment pas approprié ni respectueux, surtout dans un musée au Japon. Et… il y en avait pas mal, mettons !

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Après le musée, on continue le circuit avec le funiculaire, puis le fameux téléphérique (le Hakone Ropeway). Hugo gère ça comme un chef et n’a même pas trop le vertige ! C’est vraiment impressionnant : le câble nous fait survoler les montagnes qui percent les nuages.

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Et on arrive enfin à LA destination qu’on avait hâte de voir : la vallée d’Owakudani, une zone volcanique active avec des crevasses fumantes et des panaches de soufre ! Dès qu’on débarque, l’odeur d’œuf pourri est vraiment forte, et l’endroit est bondé de touristes (mais comme le site est bien aménagé, on n’en a pas trop souffert). On a pu manger les fameux kuro-tamago, ces œufs cuits dans les sources chaudes volcaniques dont la coquille devient complètement noire (la légende dit que chaque œuf mangé prolonge la vie de sept ans, donc Mel 10,5 ans de plus, et Hugo juste 3.5). On dîne ensuite avec un duo de meat buns au pain noir (le charbon est thématique partout ici !) et on visite un petit musée très intéressant sur la géologie locale. On aurait aimé faire la randonnée guidée au cœur de la vallée, mais il n’y avait plus de places disponibles. C’était quand même une expérience vraiment épique !

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Pour ne pas manquer de temps, on entame la descente de l’autre côté de la montagne en téléphérique vers le lac Ashi, où on embarque sur… un bateau pirate géant ! C’est le grand classique du circuit. On paie un petit supplément pour la première classe qui, sincèrement, ne changeait pas grand-chose au décor. Par contre, on rit beaucoup parce que depuis le début du voyage, on cherchait désespérément des produits dérivés de l’anime Oshi no Ko, sans jamais rien trouver. Et là, surprise générale sur le bateau ! Il y a une collaboration officielle avec l’un des personnages, et on réussit à mettre la main sur un poster thématique exclusif ! Yeah !

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Arrivés sur l’autre berge à Motohakone, on relaxe en visitant le petit village côtier tout en sirotant un duo de boissons thématiques Oshi no Ko. On se dirige ensuite vers l’attraction iconique du coin : le grand torii rouge du sanctuaire de Hakone qui a les pieds directement dans l’eau du lac. On traverse d’abord un magnifique temple entouré d’une nature dense qui fait un bien immense. Mais arrivés au fameux torii… c’est le choc : il y a des dizaines et des dizaines de visiteurs qui font une file infinie juste pour se prendre en selfie devant. Un peu dégoûtés par le manque d’authenticité de la scène, on prend une photo de loin pour la forme, puis on rebrousse chemin par un superbe sentier qui longe l’eau, bordé de cèdres centenaires dont la circonférence dépasse un mètre !

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Pour rentrer, on doit malheureusement reprendre un… bus de la terreur. On réussit à la hâte à se dégoter des places assises et on fait la moitié du trajet dans un autre scénario de Mario Kart (un peu moins intense que la veille, mettons le niveau Flower Cup). Heureusement qu’on est assis, même si Mel se fait donner des coups de sac à dos par un adolescent distrait pendant un bon moment. Alors qu’elle venait tout juste de trouver comment lui dire de faire attention en japonais, la grand-mère du jeune homme l’a pris en pitié et l’a chicané ! Sauvée ! La fin de la ride est plus tolérable, même si on est compressés pas mal contre nos voisins.

On arrive enfin à la ville de Hakone-Yumoto, on récupère nos bagages sans aucun stress et… on entame la longue route vers Tokyo pour notre prochain hôtel où on restera pour les deux prochains jours. Et c’est long, très long. Beaucoup de trains, beaucoup de transferts, et la fatigue commence à peser lourd avec toutes nos valises. Mais on finit par arriver dans l’arrondissement de Koto, un secteur magnifique qui borde la baie de Tokyo, avec un look hyper moderne, voire futuriste !

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On apprécie le paysage nocturne en se dirigeant vers notre hôtel, le Sotetsu Grand Fresa. C’est… le plus gros hôtel qu’on ait vu de notre vie ! Il a une vingtaine d’étages et plus de 1 600 chambres, avec son propre konbini ouvert 24h à l’intérieur ! On doit avouer qu’on a adoré ça : le système est tellement rôdé et efficace, le chambre est spatieuse, et la vue très belle. De toutes les grosses chaînes qu’on a faites, c’est celle qui offre le meilleur rapport qualité-prix selon nous. Même si on avait la dernière chambre du couloir le plus infini qu’on a jamais vu (un peu plus et on se croirait dans une scène du Roi en Jaune)

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Après avoir déposé nos valises, on se force à ressortir rapidement avant que tous les restos ne ferment. Par chance, on déniche un restaurant indien encore ouvert. Et c’était… vraiment, vraiment bon ! Hugo a particulièrement trippé sur leur pain naan géant. On a goûté au lassi, une boisson traditionnelle au yogourt qui goûte le smoothie un peu dilué, et on s’est offert un véritable festin. Aucun regret pour cette grosse journée, on s’endort bien heureux après un gros 21 000 pas!

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