
Small World, teamLab et Gundam
Bon ! Nous avons pas mal de retard dans le journal, on s’excuse ! On a enchaîné pas moins de trois — oui, TROIS — jours de parcs thématiques et d’attractions, on manquait cruellement de sommeil et Mel, qui rédige ces mots aujourd’hui, est solidement grippée. On va essayer de se rattraper !
Donc dimanche dernier, on se dirige d’abord avec excitation vers Small Worlds Tokyo, qu’on avait vraiment hâte de visiter ! Ce musée qui recrée des paysages miniatures sait exactement comment rendre l’expérience interactive et attachante. On a adoré l’aéroport géant où les avions décollent pour de vrai, leur salle originale remplie de paysages fantastiques, et les petits easter eggs cachés un peu partout. Même si on entretient toujours une relation d’amour-haine avec l’anime Evangelion… la station de préparation des EVA et la ville qui émergeait ou s’enfonçait dans le sol comme dans la série étaient vraiment, vraiment cools.



Note: Les chemins en briques jaunes ! On a vraiment été émerveillés en comprenant enfin ce que c’était. Non seulement le nom visuel est une référence directe au Magicien d’Oz, mais il y en a presque partout dès que la rue ou la station est un peu moderne. Il s’agit en fait de blocs tenji (ou pavés podotactiles), une invention 100 % japonaise ! Ce sont des lignes et des points texturés sur le sol qui donnent des indications tactiles aux personnes malvoyantes et aux aînés pour savoir où se diriger en toute sécurité. Il y a aussi souvent des repères texturés sur les coins de murs aussi, sans compter les ascenseurs et les rampes d’accès omniprésents. On est fascinés de voir à quel point l’accessibilité est institutionnalisé ici. Et ça paraît : le Japon fait face à un vieillissement record de sa population, et on a l’impression qu’il y a vraiment une quantité phénoménale de personnes âgées partout dans les rues, bien plus qu’au Québec. Mais grâce à ce système, elles restent hyper autonomes !

Après, on se dirige vers l’un des gros centres commerciaux ultra-connus du secteur (le DiverCity Tokyo Plaza) et, par pur hasard et à notre grand bonheur, on tombe sur un spectacle promotionnel d’idoles japonaises ! Nous qui en cherchions depuis des semaines, en plus ! C’est un peu weird avec les gérants de foule qui donnent plein d’instructions contradictoires aux passants, mais on réussit à apprécier l’ambiance générale : les filles sur scène sont super hypes, la foule de fans est crinquée au max, et les autres touristes ont l’air un peu confus, tout comme nous.
Défis 8 et 9
Cette chance nous permet aussi de compléter nos défis du jour : une photo du Gundam géant pour J-S, et une photo avec le Gundam pour Jay B et Julie ! On avait super hâte de le voir en vrai (le Unicorn Gundam grandeur nature). On espère d’ailleurs pouvoir y revenir de nuit pour le voir s’animer et s’illuminer, surtout qu’il sera apparemment retiré du site au mois d’août, mais on immortalise le moment tout de suite !


On commence à avoir le creux, alors on mange dans le food court du centre d’achat… de l’indien, encore ! C’est entièrement la faute de Hugo, mais on doit avouer que c’était excellent. Ensuite, on explore le reste du centre commercial, qui abrite des étages complets de salles de jeux, d’escape rooms et une multitude de boutiques de vêtement et de goodies.
Comme c’est un centre d’achat réputé pour ses attractions technologiques, on décide de participer à un jeu en réalité virtuelle où on se promène physiquement dans une salle en interagissant avec ce qui nous entoure. Sauf que l’employé à l’accueil a mal compris nos critères et… c’était finalement un jeu d’horreur! C’était quand même intense (classé juste 13 ans et plus, mais on y croit pas) : un parcours dans une maison abandonnée où une femme s’est suicidée, remplie de monstres dégueulasses qui surgissent pour t’attaquer, et tu finis par voyager en enfer avec un bébé mutant qui a une bouche géante… Bref, à la Dante’s Inferno totale. Hugo était vraiment désolé d’avoir fait vivre ça à Mel, qui a eu un mal fou à avancer durant tout le parcours tellement elle avait peur. Il faut néanmoins reconnaître que c’était techniquement super bien fait: on devait tenir un vrai chandelier physique pour allumer des chandelles virtuelles ou repousser les monstres, le plancher vibrait, et le parcours nous forçait à tourner dans des corridors ou à entrer dans des ascenseurs, ce qui donnait l’impression de voyager super loin.
Retour à l’hôtel ! On essaie de rusher une brassée de lavage avant notre soirée, mais c’est le chaos total. Mel doit naviguer entre deux étages puisque l’hôtel n’a qu’une seule laveuse-sécheuse par pièce, des gens ont laissé traîner leur linge à l’intérieur, et l’heure tourne. On finit par abandonner et par étendre notre linge encore très humide partout dans la chambre, puis on appelle un taxi en vitesse pour ne pas être en retard à l’activité qu’on avait réservée.
Il pleut à boire debout. Et évidemment, comme on était pressés, on a oublié nos parapluies et nos imperméables à la chambre. À notre grande frustration, on arrive devant une file d’attente monumentale : pratiquement une heure d’attente, en grande partie sous la pluie battante, alors qu’on avait un billet avec une heure précise pour teamLab Planets, cette fameuse expérience d’art immersif si réputée.
On n’a pas vraiment le choix, alors on prend notre mal en patience en grelottant. Au final, l’activité était quand même super belle. Il y avait énormément de monde et l’une des expositions populaires était malheureusement fermée pour maintenance, mais ça reste très impressionnant. Il y a plusieurs sections où on doit marcher pieds nus dans de l’eau tiède, et pratiquement chaque salle réagit à notre présence, que ce soit en suivant nos mouvements, en touchant les murs, ou en dessinant un oiseau sur papier qu’on fait scanner et qui se met à voler sur les écrans géants de la pièce ! On a vraiment adoré la salle des fleurs suspendues dans les airs (Floating Flower Garden) : les orchidées vivantes montent ou descendent pour suivre nos déplacements, nous forçant à bouger très lentement et à devenir hyper zen. Ce calme a d’ailleurs failli prendre le bord quand on a vu une madame qui a littéralement AGGRIPPÉ LES FLEURS (ce qui, vous vous en doutez, est strictement interdit) pour se prendre en selfie. Humanité, pourquoi…



En ressortant, c’est le déluge. Il fait froid, on grelotte à cause de la grippe et de la pluie, et en googlant en panique, on réussit à dénicher un de ces fameux petits restaurants de ramens de quartier qui ouvrent tard la nuit, juste à la sortie d’une station de métro. Le meilleur ramen salvateur de toute notre vie (selon Mel) ! Il était divin, même si on doit avouer qu’on avait surtout très faim et très froid.
On rentre enfin à l’hôtel. Comme notre linge est encore tout humide et qu’on doit obligatoirement faire expédier nos valises par le staff demain matin vers notre prochain hôtel, Hugo part en expédition nocturne dans un lavothon (laverie automatique) du quartier pendant que Mel écrit le blogue de la veille. Après ça, on tente de s’endormir vite après nos 24k pas, car demain… c’est LA grosse journée pour laquelle on s’est levés à 5h du matin plusieurs jours de suite des mois d’avance pour réussir à réserver nos billets !